15/07/2005

 

Oups... un vieux réflexe...  Ca alors...
 
Bon ben, tant que j'y suis, j'y reste dix secondes de plus, le temps de vous embrasser...
 
Baisers d'été...
 
Et puis, Sel-et-Sucre continue... pas très loin...
 
 

15:26 Écrit par Cri | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

09/06/2005

...

Ici, naguère, s’est déroulée une belle tranche de vie…

 

Sel-et-Sucre, je te déloge de tes pages sablées sans pincement.  Tu n’es pas mort. 

 

Trop de passage.  Trop de lecteurs de hasard. 

 

Je garde pour moi, tout au fond de moi, les milliers de commentaires. 

 

Je te dois, je vous dois mes plus belles joies depuis un an et demi. 

 

Sel-et-Sucre est ailleurs.  Pas très loin.  Les mots restent.  Il vous suffit de m’en demander la clé… par e-mail…  par e-mail pas anonyme…

 

Je n’ai toutefois pas eu le cœur de supprimer le texte par lequel toute cette aventure a commencé…

 

Merci.  Vraiment.



23:43 Écrit par Cri | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

01/02/2004

Mes parties de go imaginaires


Je commence ce blog avec un souvenir de lecture, un coup de fouet avant l'hiver. 
 
C'est la rentrée des classes.  Ma collègue V. me tend un cadeau : un polar et un livre de Shan Sa.  "La Joueuse de go".  Contre toute attente, je commence par cette histoire d'amour impossible entre une jeune fille mandchoue et un officier japonais venu occuper la Mandchourie et conquérir la Chine.  Je suis incapable de décrire l'état dans lequel cette histoire et cette force d'écriture m'ont porté. 
 
Depuis, je rêve de Places des Mille Vents, et de parties de go avec un inconnu que j'aimerais en secret.

 

   "Place des Mille Vents, les joueurs couverts de givre sont pareils aux bonshommes de neige.  Une vapeur blanche s'échappe des nez et des bouches.  Des aiguilles de glace, poussées sous le rebord de leurs toques, pointent vers la terre.  Le ciel est de nacre, le soleil, cramoisi, tombe, tombe.  Où se situe le tombeau du soleil ?
   Quand l'endroit s'est-il transformé en lieu des rendez-vous des amateurs de go ?  Je l'ignore.  Les damiers gravés sur les tables de granit, après des milliers de parties, sont devenus visages, pensées, prières."
   (...)
   "Je ne retourne pas sur la place des Mille Vents.
   Je ne mange presque plus.  J'inflige à mon corps un entraînement des plus durs, il résiste pourtant à l'épuisement.  Il n'y a pas eu une goutte de pluie depuis des jours et le soleil de bronze fait craquer ma raison.  Mon amour s'est transformé en désir animal.  Dans mes longues nuits d'insomnie, comme un homme assoiffé qui se désaltère d'une eau imaginaire, il me semble parfois toucher sa peau à force de me la représenter.  Inlassablement, je dessine son visage, son cou, ses épaules, ses mains (...)"
 
                                                                                       Shan Sa





00:42 Écrit par Cri | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |